La scarification

Par Thierry Chambeyron | samedi 08 novembre 2014

Lame_rasoirBien plus qu’un phénomène de mode, la scarification touche aujourd’hui un grand nombre de jeunes ou d’ados souffrants d’un malaise intérieur. Ne parvenant pas à exprimer leurs névroses par la parole...

...ceux-ci ont parfois recours à cette technique d’automutilation aux accents archaïques. Cette dernière consiste à se faire des incisions (ou griffures) plus ou moins superficielles sur la peau à l’aide d’un objet tranchant. Outre les souffrances physiques infligées et les traces irréversibles sur les poignets, le ventre ou les cuisses, cette pratique traduit une réelle détresse et peut générer un sentiment de grande honte. « Submergé par une angoisse impossible à nommer, l’ado s’attaque à son corps parce qu’il a l’impression que ça l’apaise » (Catherine RIOULT – psychanalyste). Bien entendu, cet effet d’apaisement étant de courte durée, le jeune réitère ce geste de plus en plus fréquemment. Tout comme une drogue, la scarification est généralement le fruit d’une pulsion incontrôlable plongeant l’ado dans une profonde culpabilité et l’amenant à se dévaloriser de plus en plus. On retrouve aussi ce rituel chez certaines jeunes filles ne parvenant pas à accepter leur féminité grandissante, ou désirant se punir pour des raisons diverses. Comme pour encourager ce phénomène, certains adeptes parlent de scarification « artistique », se gravant la peau de manière à former un motif en relief lors de la cicatrisation, et arborant fièrement leur « chef d’œuvre » sur internet. Chez certaines tribus africaines ou australiennes la scarification est aussi un rituel de passage à l’âge adulte, un signe d’appartenance à la communauté.

Un peu d’histoire :

Dans l’antiquité ces coupures volontaires étaient faites en signe de deuil ou pour s’attirer les faveurs d’une divinité païenne. C’est ainsi qu’à l’époque du prophète Elie les prêtres de Baal « se firent selon leur coutume, des incisions avec des épées et avec des lances, jusqu’à ce que le sang coule sur eux. » (1 Rois 18v28). Nous comprenons que derrière ce rituel barbare se cachait une puissance maléfique, un esprit diabolique et morbide poussant ces pauvres gens à s’automutiler. Afin d’éradiquer cette coutume idolâtre, la scarification au même titre que les tatouages furent formellement interdits par Dieu : « Vous ne ferez pas d’incisions dans votre chair pour un mort et vous n’imprimerez pas de tatouage sur vous. Je suis l’Éternel. » (Lévitique 19v28).

Je m’adresserais maintenant à tous ceux qui sont victimes de ce fléau. Sachez que seul Jésus pourra vous délivrer de cette spirale infernale. Il a été envoyé « pour guérir ceux qui ont le cœur brisé et pour proclamer aux captifs la délivrance » (Luc 4v18). Alors tout comme l’apôtre Paul s’adressant au geôlier dans sa prison, je te dirai simplement « ne te fais pas de mal ! » (Actes 16v28). Le Seigneur désire faire de ton corps le « temple du saint Esprit » (1 Co. 6v19), c’est pourquoi il t’invite à le respecter et à en prendre soin. Et si malgré vos multiples efforts vous n’êtes pas parvenus à vous en sortir, venez à la croix pour y confesser votre péché et recevoir l’amour de Dieu. C’est là, et seulement là, au pied de la croix, que le Seigneur pourra vous débarrasser définitivement de cette pratique. « Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Esaïe 53v5).

Thierry CHAMBEYRON




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Catégorie : Articles pour les jeunes | 3 commentaires

Commentaires du sujet

  1. add genealogie a dit :
    le 27 août 2015

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    Je ne lis plus d’autres articles quand j’ai découvert les vôtres ! bravo

  2. Betty a dit :
    le 20 novembre 2015

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    J'ai 43 ans et à la suite d'une grave dépression,il y a 5 ans, je me suis mise à me marquer le corps des bras au ventre en passant par le buste avec un scalpel très tranchant, m'infligeant ainsi de grandes et béantes cicatrices...indélébiles!
    La douleur physique DEVAIT me faire OUBLIER la douleur morale et psychique...et cela fonctionnait mais sur le court terme seulement car quand tout cicatrise, la douleur physique se fait moins forte et la souffrance morale reprend aussitôt le dessus.
    Ne voyant aucune issue à mon mal être( et n'ayant plus un bribe de peau où me taillader), j'ai pris des médicaments très dangereux et je me suis alcoolisée. Les pompiers sont venus me secourir et lorsque j'ai vu la détresse dans les yeux de mon mari à mon réveil, j'ai compris que je devais prendre les "choses" en main et retourner à la seule issue salvatrice pour moi: la croix de Jésus!
    Alors dans ma chambre de réanimation, j'ai crié à Jésus, lui qui m'aime plus que tout et a tant souffert pour que je vive!
    Et là, comme de façon inexpliquée, je me suis sentie fabuleusement soulagée, j'ai ressenti une infinie paix intérieure et j'ai alors SU qu'Il me visitait!
    Le chemin a été long et la psychothérapie nécessaire mais Il m'a délivrée complètement et je n'ai plus jamais ressenti un tel mal être destructeur.
    La seule et unique délivrance se trouve auprès de Jésus, j'en suis convaincue! Je l'ai expérimenté.
    Il m'a même délivrée de mes complexes dus aux cicatrices...
    Je lui en rends gloire et si j'ai désormais une vie normale c'est parce qu’il vit en moi!
    Amen.

  3. Thierry Chambeyron a dit :
    le 25 novembre 2015

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    @Betty :
    Madame,
    Je vous remercie pour votre témoignage qui viens étayer mon article sur la scarification, et je vous encourage à le partager sans retenue. En effet, dans l'exercice de mon ministère pastoral j'ai hélas rencontré bien des jeunes filles qui souffraient de ce mal sans savoir vers qui se tourner pour trouver la solution. Comme vous, je suis persuadé que Jésus peut libérer quiconque s'approche de lui en passant par la croix.
    Que Dieu vous bénisse.
    Pasteur Chambeyron

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