La scarification

Bien plus qu’un phénomène de mode, la scarification touche aujourd’hui un grand nombre de jeunes ou d’ados souffrants d’un malaise intérieur. Ne parvenant pas à exprimer leurs névroses par la parole, ceux-ci ont parfois recours à cette technique d’automutilation aux accents archaïques.

Cette dernière consiste à se faire des incisions (ou griffures) plus ou moins superficielles sur la peau à l’aide d’un objet tranchant. Outre les souffrances physiques infligées et les traces irréversibles sur les poignets, le ventre ou les cuisses, cette pratique traduit une réelle détresse et peut générer un sentiment de grande honte. « Submergé par une angoisse impossible à nommer, l’ado s’attaque à son corps parce qu’il a l’impression que ça l’apaise » (Catherine RIOULT – psychanalyste). Bien entendu, cet effet d’apaisement étant de courte durée, le jeune réitère ce geste de plus en plus fréquemment.

Tout comme une drogue, la scarification est généralement le fruit d’une pulsion incontrôlable plongeant l’ado dans une profonde culpabilité et l’amenant à se dévaloriser de plus en plus. On retrouve aussi ce rituel chez certaines jeunes filles ne parvenant pas à accepter leur féminité grandissante, ou désirant se punir pour des raisons diverses.

Comme pour encourager ce phénomène, certains adeptes parlent de scarification “artistique”, se gravant la peau de manière à former un motif en relief lors de la cicatrisation, et arborant fièrement leur “chef d’œuvre” sur internet. Chez certaines tribus africaines ou australiennes la scarification est aussi un rituel de passage à l’âge adulte, un signe d’appartenance à la communauté.

Un peu d’histoire :

Dans l’antiquité ces coupures volontaires étaient faites en signe de deuil ou pour s’attirer les faveurs d’une divinité païenne. C’est ainsi qu’à l’époque du prophète Elie les prêtres de Baal “se firent selon leur coutume, des incisions avec des épées et avec des lances, jusqu’à ce que le sang coule sur eux.” (1 Rois 18 v.28). Nous comprenons que derrière ce rituel barbare se cachait une puissance maléfique, un esprit diabolique et morbide poussant ces pauvres gens à s’automutiler. Afin d’éradiquer cette coutume idolâtre, la scarification au même titre que les tatouages furent formellement interdits par Dieu : “Vous ne ferez pas d’incisions dans votre chair pour un mort et vous n’imprimerez pas de tatouage sur vous. Je suis l’Éternel.” (Lévitique 19 v.28).

Je m’adresserais maintenant à tous ceux qui sont victimes de ce fléau. Sachez que seul Jésus pourra vous délivrer de cette spirale infernale. Il a été envoyé “pour guérir ceux qui ont le cœur brisé et pour proclamer aux captifs la délivrance” (Luc 4 v.18). Alors tout comme l’apôtre Paul s’adressant au geôlier dans sa prison, je te dirai simplement “ne te fais pas de mal !” (Actes 16 v.28). Le Seigneur désire faire de ton corps le “temple du Saint-Esprit” (1 Corinthiens 6 v.19), c’est pourquoi il t’invite à le respecter et à en prendre soin.

Et si malgré vos multiples efforts vous n’êtes pas parvenus à vous en sortir, venez à la croix pour y confesser votre péché et recevoir l’amour de Dieu. C’est là, et seulement là, au pied de la croix, que le Seigneur pourra vous débarrasser définitivement de cette pratique. “Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris” (Esaïe 53 v.5).