L’année de la réconciliation

Va d’abord te réconcilier avec ton frère

Matthieu 5 v.24

Qu’elle se réconcilie avec son mari

1 Corinthiens 7 v.11

Un couple chrétien ayant, quinze ans auparavant, quitté l’église, y revient en visite. Dans la conversation est employée cette belle expression : “C’est l’année de la réconciliation !”
Cette parole m’interpelle, me fait réfléchir. La réconciliation entre chrétiens (dans le couple, la famille, l’église locale…) serait certainement un chemin béni et désirable. Pourtant combien il est difficile. Les blessures sont tenaces, et notre orgueil aussi.

La Bible nous parle de réconciliations ; cela peut nous aider. Voici deux exemples :

    • Jacob avait gravement péché contre son frère Ésaü, en lui dérobant son droit d’aînesse et la bénédiction qui s’y rattachait. Aussi, même vingt ans après, la rencontre devait être très tendue, voire orageuse. Jacob savait que les présents substantiels qu’il avait préparés et ses messages humbles ne suffiraient pas à apaiser son frère offensé. Il fallait l’aide de Dieu. D’où sa prière insistante : “Dieu de mon père Abraham,… Isaac ! Éternel, qui m’as dit : retourne en ton pays et vers ta parenté, et je te ferai du bien ! … Délivre-moi, je te prie, de la main de mon frère…” (Genèse 32 v.9-12).
      La rencontre eut lieu : “Ésaü courut à sa rencontre, le prit dans ses bras, se jeta à son cou et l’embrassa. Tous deux se mirent à pleurer” (Genèse 33 v.4).
      Le texte laisse transparaître que, si Dieu était intervenu dans le cœur d’Ésaü, l’humilité et le brisement étaient indispensables chez Jacob au préalable.
      Nous ferons bien de confier à Dieu nos relations difficiles et de lui demander de l’aide à ce sujet.
  • Les dix frères de Joseph avaient eux aussi blessé gravement leur frère. La réconciliation ne pouvait intervenir avant que les coupables ne se repentent et reconnaissent sincèrement leurs fautes (Genèse 42 v.21-23). Alors le pardon et la réconciliation furent complets.

La réconciliation n’est jamais chose facile. L’autre va-t-il la désirer ? Toujours est-il que nous aurons fait notre bout de chemin avec l’aide de Dieu.
Et si 2019 était, dans notre couple, notre famille, notre église, l’année de la réconciliation ?
Assurément, elle serait bénie !