Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai.
Esaïe 46 v.4
Les cheveux blancs sont une couronne de gloire s’ils se trouvent dans la voie de la justice
Proverbes 16 v.31
C’est difficile de ne presque plus voir et de ne pas entendre grand-chose.
Mais bienheureuses sont les personnes âgées qui acceptent leurs infirmités sans se plaindre et profitent de leur isolement pour chercher dans le silence à écouter Jésus-Christ leur parler, pour se réjouir de sa présence.
C’est difficile de se sentir faible et isolé, de ne plus pouvoir participer à la cène, le repas du souvenir avec ses frères et sœurs.
Mais bienheureux celui qui expérimente que la présence de Dieu et sa grâce sont suffisantes pour permettre de supporter la faiblesse et la solitude.
C’est parfois difficile d’être confronté à des manières de vivre qu’on n’a pas connues dans son propre temps.
Mais bienheureux celui qui accepte les différences entre les générations ; celui qui compte sur Dieu, présent avec les jeunes comme il l’a été avec lui. Bienheureux quand il affirme que Dieu ne change pas, qu’il s’appelle “Le Même”, plein de bonté et de prévenance envers ses enfants quelle que soit l’époque.
C’est difficile de ne plus être capable de porter activement les charges de ses frères et sœurs.
Mais bienheureux celui qui s’intéresse à leurs besoins et à leurs soucis pour les porter avec foi dans la prière d’intercession.
Il est peut-être difficile d’abandonner à d’autres un service ou un ministère effectué avec amour et foi.
Mais bienheureux celui qui accepte de passer la main, qui prépare et soutient ceux qui le suivent, confiant que le Seigneur sera avec eux comme il a été avec lui.
C’est difficile de ne pas ressasser regrets, plaintes et jugements négatifs.
Mais bienheureux celui qui ne se laisse pas aller aux jérémiades, parce qu’il vit dans la paix du Christ et la confiance que Dieu interviendra encore dans les situations difficiles.
C’est aussi difficile pour le vieillard de ne pas être nostalgique du passé et de ne pas revenir sans cesse sur ce qu’il a vécu ou réalisé.
Mais il est bienheureux s’il considère le passé pour rendre grâce à la fidélité de Dieu. Il est bienheureux quand, oubliant les choses qui sont derrière, il regarde en avant vers le moment où les portails éternels s’ouvriront devant lui pour le faire entrer dans le paradis de Dieu.








