Votre Père céleste sait

Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

Matthieu 6 v.32

Dans une école pour sourds-muets, un visiteur écrivit un jour des questions au tableau, à l’attention des élèves. Il termina par celle-ci : “Pourquoi Dieu a-t-il permis que moi j’entende et je parle, alors qu’il ne l’a pas fait pour vous ?”

Cette question des plus choquantes frappa les enfants, qui la reçurent comme une cruelle claque en plein visage. Ils restèrent figés sur place, mesurant toute l’ampleur du terrible mot “pourquoi”

Au bout d’un moment, une petite fille se leva. La lèvre tremblante et les yeux noyés de larmes, elle alla droit au tableau, prit un morceau de craie et écrivit d’une main ferme ces précieuses paroles : “Oui, Père, car tel est ton bienveillant dessein” (Matthieu 11 v.26). Quelle réplique !

Ces mots proclament une vérité éternelle sur laquelle le croyant le plus mature, tout comme le plus jeune des enfants de Dieu, peut s’appuyer en toute sécurité : Dieu est notre Père.

Pouvez-vous déclarer cette vérité avec une pleine assurance et avec foi ?
Si vous pouvez le faire, la colombe de votre foi ne parcourra plus les cieux en un vol incessant, mais s’installera pour toujours en son lieu de repos éternel et de paix : votre Père !

Je crois que, pour chacun de nous, viendra le jour où nous comprendrons. Les tragédies qui, aujourd’hui, obscurcissent la présence des cieux et la voilent à nos yeux, ont en fait bien leur place dans le grand dessein de Dieu. Un plan si fantastique et si empreint de joie que nous rirons sous l’effet de l’émerveillement et du bonheur.

 

“Si ce mal ne me vient pas du hasard,
Mais s’il est permis de la main même de Dieu,
Alors qu’il en soit ainsi, puisqu’il voit ce que moi je ne peux voir.
Chaque peine a sa raison d’être, et un jour il nous fera comprendre
Qu’un bien terrestre perdu est en fait un gain céleste.
Tel un ouvrage de tapisserie dont l’envers apparaît
Comme un enchevêtrement de fils tissés à l’aveuglette,
Mais dont l’endroit représente un magnifique tableau
Qui récompense l’artiste pour le soin apporté,
Preuve de son habileté et de sa précieuse patience…
Tu es l’Ouvrier, je suis le métier à tisser.
Seigneur, pour la gloire de ton nom,
Parfais de la même manière ton image en moi.”

Source : Comme des courants d’eau dans le désert.